Avez vous suivi la guilde des Invincibles ?

Il y a quelques temps déjà, j’ai débuté une parodie de super-héros : La guilde des Invincibles. Elle rassemble de curieux personnages qui n’ont pas l’air de super héros. Et pourtant, rien ne peut leur arriver ! Ils sont indestructibles. C’est Mederick Polakowsky qui nous raconte leur fabuleuse histoire. Tout a commencé lorsqu’il a rencontré la jolie Lyly dont il tombe immédiatement amoureux. Malheureusement la belle est dépressive et collectionne les tentatives de suicide. D’autres rencontres suivront comme celle de Kevin Tatouille, un éternel rêveur qui se casse toujours la figure, Hercule Annamour, un collectionneur étrange et chevronné et finalement, Sandy Kilos, une jeune femme intelligente mais en surpoids. Si vous désirez lire les chapitres précedents, voici les liens :

Chapitre 1 : Lyly.

Chapitre 2 : Les Invincibles.

Chapitre 3 : Famille.

Chapitre 4 : L’annonce.

Chapitre 5 : Tatouille.

Chapitre 6 : La guide des Invincibles.

Chapitre 7 : Hercule.

Chapitre 8 : collection privée.

Chapitre 9 : Première intervention.

Chapitre 10 : Nouvelle recrue.

Chapitre 11 : Nouveau départ.

Chapitre 12 : les masques.

Chapitre 13 : Nouveau gang à (…)

Le dernier chapitre est juste en dessous.

Bonne lecture !

Lina Carmen



La guilde des Invincibles. Chapitre 14 : Nouveau pouvoir.

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Nous sommes assez fiers de nous. En quelques semaines, l’ordre est revenu dans la cité ! Nous avons bouclé tous les dealers du coin et avons encouragé les junkies à s’inscrire en cure de désintoxication. En faisant des rondes régulièrement, nous avons pu sécuriser le quartier. Les habitants se sont habitués à nous et les grand-mères nous remercient souvent avec quelques pâtisseries de leur confection. Mais nous étions loin de connaître tous nos pouvoirs…

Lyly est arrivée un soir chez moi, plus morose que jamais. Toute l’équipe était présente avant de nous dispatcher dans les rues pour nos rondes noctambules. Affligé de voir la belle Lyly aussi désespérée, je n’ai pu m’empêcher d’essayer de la consoler.

« - Qu’as-tu Lyly ? Tu vas encore plus mal aujourd’hui.

- Mouais, j’en ai marre.

- Marre de quoi ?

- De rater mes suicides.

- T’as encore essayé ! T’avais promis d’arrêter ! Depuis que nous formons une famille, je croyais que tu ne pensais plus à te
donner la mort.

- Ouais mais bon, j’avais pas tout tenté… c’est plus
fort que moi.

- Et qu’as-tu fait cette fois ?

- Je me suis jetée du haut d’un gratte-ciel.

- Pourquoi, la défenestration n’était pas encore à ton
actif ?

- Je sais, c’est bête mais je n’y avais pas encore
pensé !

- Et bien entendu tu t’es encastré dans le trottoir
sans une égratignure…

- Pas du tout.

- Pas du tout ? Que veux-tu dire ?

- Ben… j’ai sauté et je n’ai jamais rencontré le sol. Je me suis envolée, comme superman ! Encore un suicide raté… ajouta t-elle
en soupirant. »

Nous nous sommes tous regardés, époustouflés par une telle révélation. Est-ce à dire que nous sommes tous capables de voler ?Immédiatement, nous avons décidé de tenter un vol plané. Après tout, nous sommes les invincibles, rien ne peut nous arriver !



Une compagnie peu ordinaire

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Mathilde avait réussi à s’éclipser à l’extérieur. La luminosité du soleil lui aveugla les yeux après la pénombre du dortoir. Elle regarda autour d’elle et aperçut l’immense baobab qui étalait ses branchages feuillus telle une immense ombrelle.

 

(suite…)



Les Invincibles, chapitre 13, Nouveau gang à (…)

Pour lire le résumé, cliquez ici.

Pour lire le chapitre précédent, cliquez ici

  »Dimanche dernier, un nouveau gang peu orthodoxe a sévit dans le quartier (…), une zone considérée comme très chaude.

En effet, cinq individus, habillés de noir mais portant des masques incongrus et bariolés ont déambulé dans les rues, s’adressant aux jeunes du quartier.

Leur faciès de clowns a très vite déclenché l’hilarité de leurs auditeurs, des adolescents pour la plupart ayant l’habitude de vivre de petites « combines ». Très vite, la tension est montée entre les deux groupes. Des insultes ont fusé de la part des jeunes du quartier. L’un des masqué, une femme de forte corpulence au visage vénitien, a tenté de les raisonner, en vain.

En quelques minutes, la troupe des voyous du coin a triplé, des renforts arrivant de toute part. Une trentaine d’individus a menacé les cinq intrus de ces quelques propos : « Ouaille, bouffon ! Tu veux t’fritter ? Zyva, j’vais t’exploser la cheutron ! », traduction oblige pour nos concitoyens ignorant les us et coutumes de la cité : « Pauvre idiot, tu veux te battre ? Vas-y, je vais te casser la figure ! ».

Malgré cette invective, les clowns n’ont pas bronché, expliquant calmement que dorénavant, ils seraient présents régulièrement dans le quartier afin de faire régner l’ordre, qu’ils étaient prêts à remettre à la police tous les criminels.

Le moment fatidique est arrivé au moment où une bouteille vide s’est fracassée sur la tête de celui qui portait le masque de l’auguste. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’a pas semblé  blessé mais a  chuté maladroitement sur un morceau de verre et s’est étalé aux pieds de ses compagnons. Plusieurs projectiles se sont abattus sur les cinq inconscients qui n’ont pas bougé d’un pouce. Les bras croisés, ils ont  attendu que la salve passe, insensibles aux coups qui pleuvaient.

Au bout de quelques secondes qui auraient dû suffire à les terrasser ou à les faire fuir, les agresseurs ont remarqué leur attitude figée. Une peur confuse a parcouru la foule, immobilisant leurs faits et gestes. Seul l’un d’entre eux, plus courageux (ou plus fou, à vous d’en juger), s’est précipité vers le clown blanc pour lui asséner un coup de poing dans les côtes,  qui n’eut comme seul effet d’obliger l’agressé à repousser son assaillant, le projetant violemment contre ses compagnons apeurés.

Tétanisée par ces nouveaux ennemis, la foule s’est vite dispersée, laissant le nouveau gang faire régner la loi.

Milles questions me brûlent les lèvres mais une seule mérite une réponse imminente : qui sont-ils ? Des supers-héros invulnérables ?

Seul l’avenir nous le dira. »

De Lina Carmen, article que j’ai écrit à l’époque.



La guilde des invincibles

Suivez-vous cette nouvelle saga, celle des invincibles ? Non ? Mais alors, vous manquez quelque chose !

Bon, je vais vous faire un petit topo. Il y a une dizaine d’années déjà, j’ai rencontré Mederick Polakowsky, un homme épatant qui m’a raconté les aventures de sa guilde, celle des invincibles.

Ces cinq personnages exceptionnels sont des super-héros. Ils ne craignent ni les balles, ni les lames, ni le feu… ils sont invincibles !

Généreux, ils ont décidé de mettre leur talent au service de la société. Vous pouvez lire les 11 premiers chapitres de mon reportage dans la colonne de droite.

J’aimerai vous présenter ces cinq invincibles : Mederick Polakowsky qui est l’instigateur de cette belle aventure; Lyly, une jeune femme étonnante mais malheureusement suicidaire; Kevin Tatouille, un rien maladroit et rêveur; Hercule Annamour, un collectionneur acharné et Sandy Kilo, une jeune femme intelligente mais en problème de sur-poids.

Alors, à vos écrans ! Et bonne lecture.



Les invincibles, chapitre 12 : Les Masques

« Deux jours plus tard, nous nous sommes réunis pour une nouvelle séance d’organisation.

« - Bonjour à tous ! a débuté Sandy. Bon, j’espère que vous avez réfléchi depuis notre dernière conversation à toutes les possibilités qui s’offrent à nous. En ce qui concerne Lyly et moi, on s’est déjà mises au travail ! Lyly, voudrais-tu raconter ce que nous avons fait hier ?

  • - Ouai, si ça te fait plaisir a-t-elle répondu avec nonchalance. On s’est pointé au centre communal pour créer un club. Un club sportif avec les gosses du coin. Franchement Sandy, ça m’emballe pas cette idée. Moi et le sport…

  • - Allons Lyly, un peu d’enthousiasme! On commencera par un tournoi de ping-pong. C’est facile le ping-pong! Et puis le sport, ça te fera du bien.

  • - Moi, j’adore les balles de ping-pong, j’en ai une cinquantaine de couleurs et formes différentes! s’est exclamé notre collectionneur acharné.

  • - De toutes formes? s’est étonné Tatouille. Je croyais qu’une balle c’était toujours rond.

  • - Et bien non! C’est ça qui est épatant! Il en existe des carrés, des triangulaires et même des octogonales!

  • - Oui, bon c’est pas le propos a renchéri notre meneuse, exaspéré par ces propos futiles. J’aimerai Tatouille et Hercule, que vous vous concentriez sur la réunion.»

Il est vrai qu’avec Tatouille le rêveur et  l’obsessionnel des objets qu’est Hercule, on n’avance pas très vite. Si on ne les recadre pas rapidement, la guilde des invincibles deviendra enfin opérante à l’aube de nos quatre-vingt ans…

« - En tout cas, le directeur du centre social nous a chaleureusement accueilli. Il a rarement des bénévoles et notre idée lui a plu ! Donc, tous les mercredis et samedi après-midi, Lyly et moi animerons le club sportif. Maintenant, passons à vous les garçons ! Qu’avez-vous fait ?

  • - Et bien, ai-je débuté, j’ai fait un petit tour dans le quartier «…..», l’une des cités les plus chaudes.

  • - Tu étais seul? m’a-t-elle interrogé, un doute se dessinant sur son visage.

  • - Heu… oui. Hercule travaillait à la station essence et Tatouille était injoignable.

  • - C’est pas ma faute! Mon portable est tombé dans les toilettes et hier soir, je me suis endormi dans le métro. Je me suis retrouvé au terminus de la ligne. J’ai mis un temps fou à revenir chez moi! s’est défendu notre clown préféré.

  • - J’ai pas besoin que tu nous raconte tes déboires, a répliqué Sandy dans un soupir agacé. Dis-nous Mederick ce que tu as constaté afin que nos collègues se fassent une petite idée du travail qui nous attend.

  • - Comme ils le disent si bien, «c’est la zone». A chaque coin de rue il y a un groupe de jeunes qui surveillent le quartier et qui dealent. Je me suis vite fait accoster et pour ne pas me faire remarquer, je suis vite reparti.

  • - C’est très bien Mederick! Tu as fait preuve d’initiative et de prudence. Prenez-en de la graine vous deux! s’est-elle exclamée à l’encontre d’Hercule et de Tatouille.

  • - Fayot! m’a chuchoté mon camarade maladroit.

  • - Pff…faut toujours qu’il y ait un chouchou, murmura Hercule.»

J’étais abasourdi par les enfantillages de mes compagnons ! Mais Sandy, en bonne initiatrice, a renchéri :

« - Allons, arrêtez de marmonner, j’ai quelque chose pour vous ! »

Sur ces entrefaites, elle a vidé sur la table le contenu d’un sac plastique. Une mosaïque de couleur s’est alors déployée devant nos yeux.

« - Voici de quoi cacher votre visage ! Il y a un masque pour chacun. »

En effet, cinq figures bariolées aux traits niais nous observaient de leurs yeux vides.

« - J’ai pensé que l’Auguste serait idéal pour Tatouille, le clown blanc pour toi Mederick et l’Arlequin pour Hercule ! Et bien entendu, pour Lyly et moi, des masques vénitiens.

  • - Mais Sandy, des masques de carnaval, ça fait pas très sérieux, ai-je répliqué.

  • - Je me suis dit que les voyous nous prendraient sûrement pour des clowns. Donc pour leur couper l’herbe sous les pieds, donnons leur raison! C’est le meilleur moyen de se faire respecter.»

J’avoue que je n’étais pas très convaincu par ses arguments. Mais après tout, nous étions loin de ressembler aux héros légendaires, alors un masque de clown, pourquoi pas ? »

Propos de Mederick Polakowsky, recueillis par Lina Carmen.

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Les invincibles.

Il y a quelques années de cela, j’ai eu l’opportunité d’interviewer Mederick Polakowsky, le fondateur de la « Guilde des Invincibles ». Pour une grande journaliste comme moi qui était habituée aux célébrités très imbus de leur personne, ce fut un délice d’écouter les aventures de cette humble équipe.

Tous les cinq sont naturellement insensibles aux balles, aux lames de couteaux, au feu… bref, à tout ce qui nous blessent habituellement. Ces supers-héros en herbe se sont réunis dans le but de venir en aide à l’humanité.

Mais personne n’est parfait, surtout pas les invincibles. Lyly est dépressive et suicidaire, Tatouille maladroit et rêveur, Hercule un collectionneur fou et Sandy est en surpoids. Quand à Mederick, je ne dévoile pas encore son défaut. Vous le saurez plus tard (si on peut appeler ça un défaut, tout comme les quatre autres d’ailleurs).

Il est vrai que leur épopée est teintée d’humour. Il faut dire qu’on n’avait pas encore rencontré de supers-héros imparfaits (sauf peut-être Astérix et Obélix, mais leur imperfection n’est que physique). Si vous en connaissez, dites-moi, j’en ai peut-être râté.

En tout cas, j’espère que vous prenez plaisir à lire ce reportage, effectué par la prestigieuse et sensationnelle journaliste qui n’est autre que moi, Lina Carmen. (Et mon défaut ? Vous l’avez trouvé ? Mais je ne suis pas une invincible… malheureusement.)

Alors lisez de suite le chapitre 11, dont le titre est « nouveau départ ».

Bonne lecture !

Lina



Les invincibles : chapitre 11, Nouveau départ.

  Je n’ai jamais regretté d’avoir enrôlé Sandy dans notre équipe. Dès la première réunion, ses idées nous ont tous charmé.

Je lui avais déjà raconté notre mésaventure chez le vieillard qui s’était fait cambriolé  le portefeuille par un voleur que nous avons tenté de poursuivre et son dentier, qu’Hercule avait osé subtiliser.

« - Mederick m’a expliqué les objectifs de la guilde. Pour résumé, je dirais que vous désirez aider votre prochain, lui venir en aide. C’es bien ça ?

  • - Ouais, Mederick nous dit toujours qu’on a un don. Moi j’aurais bien aimé éviter ce genre de talent… a rétorqué Lyly.

  • - Mais il a raison! Arrête de ne penser qu’à toi Lyly, tu devrais faire quelque chose d’utile pour la société, quelque chose qui fasse du bien. Tiens, pourquoi ne chercherais-tu pas à soulager les enfants malades ou trop pauvres pour partir en vacances? Je te verrais bien avec des enfants!

  • - Mais elle n’utilisera pas son invulnérabilité si elle fait ça ! s’est exclamé Tatouille.

  • - C’est là ou est votre problème. Vous êtes trop focalisé super-héro. Mais qui vous dit que Superman n’a fait que sauver les gens de la mort ? Il a peut-être donné de son temps pour des œuvres de bienfaisance, mais ça, ils vous le disent pas à la télé ! Il faut toujours qu’on nous montre du spectaculaire !

  • - Ah oui ? s’est étonné Hercule. Je vois pas trop Superman distribuer des bonbons et des glaces aux gamins… Quoique, ce serait sympa, j’ai commencé une collection de chewing-gum déjà mâché. Je pourrais en donner aux enfants et leur demander de me le rendre une fois mâchouillé… ça me plait bien comme idée ! »

     Sandy a eu un moment de silence atterrant pendant lequel elle a scruté Hercule avec beaucoup d’assiduité.

« - Il est pas sérieux ? m’a-t-elle demandé.

  • - Malheureusement, il ne peut pas être plus sérieux…

  • - Bon, ben, Hercule, je t’interdis de reprendre les chewing-gums des enfants! Tu vas les terroriser. Et pourquoi pas leur dent de lait pendant qu’on y est!

  • - Ah ben ça, c’est déjà fait a répliqué l’intéressé.»

Nouveau silence angoissant pendant lequel je me suis demandé si Sandy n’allait pas se lever subitement et partir sans un mot.

« - Reprenons. Vous les garçons, je vous vois bien dans les cités. Il y a beaucoup de jeunes qui prennent le mauvais chemin. Vous n’avez qu’à déambuler dans le but de surveiller un peu ce qui se passe et puis, improvisez !

  • - C’est vrai que nous, au contraire de la police, on a rien à craindre! On pourrait faire la loi là où les flics ne vont plus… a exposé Tatouille.

  • - Par contre, j’aimerai pas qu’on me reconnaisse, a avoué Hercule.

  • - C’est vrai, il faudrait masquer votre visage.

  • - Il nous faut un costume de super-héro ! a rajouté le collectionneur.

  • - Oh! Doucement, faut pas trop en faire. Je vais me pencher sur la question.»

La discussion s’est prolongée tard dans la nuit. Nos plans étaient établis, la guilde des invincibles allaient bientôt faire parler d’elle…

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Les invincibles : chapitre 10, Nouvelle recrue

 Voici le chapitre 10 de la fabuleuse aventure de la Guilde des Invincibles ! Sans plus attendre, écoutont le témoignage poignant de Mederick Polakowsky, le président de la guilde. 

« J’étais plutôt désespéré après notre première tentative de secours. Je me demandais ce qu’allait devenir la Guilde des Invincibles.

J’étais donc particulièrement déprimé quand, un après-midi, je suis passé chez Lyly. C’était sa journée de grand ménage, qu’elle effectuait à peu près une fois dans l’année. J’étais curieux de la voir à l’œuvre.

Mais j’ai surtout été surpris de constater qu’elle n’était pas seule. Une femme d’une trentaine d’année l’aidait dans son travail. Je savais que Lyly n’avait pas d’amis à part les membres de la guilde.

« - Bonjour madame…

  • - Mademoiselle, m’a-t-elle repris. Je m’appelle Sandy.

  • - Et moi Mederick.

  • - Tu veux nous aider? m’a demandé Lyly.

  • - Heu…» ai-je hésité en constatant l’ampleur du labeur.

Lyly était toujours aussi désordonnée. Elle ne sait pas qu’on peut ranger le linge dans des tiroirs et que la vaisselle sale peut se laver et trouver une place de marque dans les meubles qui ornent la cuisine.

Je pense même que le mot poubelle lui est inconnu. Je n’étais donc pas enthousiaste à l’idée de lui donner un coup de main.

« - Et vous Sandy ? Pourquoi aidez-vous Lyly ?

  • - Et bien…

  • - Figure-toi, m’a expliqué Lyly, qu’elle a sonné à ma porte pendant que j’essayais de nettoyer un peu. Elle vend des poudres amincissantes!» s’est-elle exclamée en pouffant de rire.

Et en effet, Sandy Kilo (j’allais très vite connaitre son nom de famille) ne donnait pas l’impression d’avoir testé ce régime amincissant.

Ou bien, il était totalement inefficace. En tout cas, c’est ce que devaient se dire les potentiels acheteurs en remarquant l’embonpoint de la vendeuse. Car Sandy Kilo est obèse.

« - Bref, puisque je ne m’en sortais pas dans mon ménage, je l’ai embauché ! Ce sera plus rentable pour elle de travailler pour moi que d’essayer de vendre ses trucs pour maigrir… » et elle recommença à rire.

Sandy n’était nullement vexée par les moqueries à peine dissimulées de Lyly.

 « - Mais enfin, me suis-je exclamé en repensant au dernières paroles de Lyly. Comment comptes-tu la payer ? »

Je savais que Lyly étais au chômage et que sa maigre allocation lui permettait tout juste de vivre. Elle n’avait pas les moyens de se payer une femme de ménage.

« - Comment ça ! s’est écriée Sandy. Vous n’avez pas l’intention de me payer ?

  • - Oh! Je pensais vous proposer cette statue de chat en céramique. Je suis certaine qu’en la revendant, vous vous ferez plus d’argent qu’en vendant vos pilules!»

Sandy ne semblait pas satisfaite de cette proposition.

Il est vrai que la statuette était plutôt laide.

« - Ah non alors ! Je ne suis pas d’accord ! J’en ai marre de rentrer sans un rond, je veux des billets !

  • - Oh là là… puisque vous le prenez comme ça, laissez tomber, Mederick m’aidera.»

Sandy bouillonnait de colère. Je sentais bien que les choses tournaient au vinaigre mais Lyly, qui désirait plus que tout mourir, ne cillait même pas devant le courroux de cette imposante épaisseur.

Intrigué, et sachant ma belle invincible, j’observais l’altercation.

« - J’exige qu’au moins vous me payez l’heure que je viens de faire, je veux quinze euros ! »

Lyly l’a regardé droit dans les yeux : « Non. »

Sandy était écarlate. Elle ne lâcherait pas l’affaire ! Elle s’est alors avancée vers Lyly dans le but de la culbuter avec son gros ventre.

Mais Lyly avait vu le coup venir et d’une main ferme, elle a repoussé l’épaisse graisse qui la menaçait.

Etonnée par la force du frêle bras de son adversaire, notre sumo féminin s’est écroulée sur la bibliothèque où, outre de nombreux livres, le chat-statue dédaigné s’est écrasé sur son crâne.

Affolés, Lyly et moi nous nous sommes précipités sur la pauvre victime. Elle était certainement assommée !

Quelle incroyable surprise de constater qu’aucune bosse ne s’échappait de sa chevelure…

Entière et bien éveillée, Sandy scrutait Lyly avec incrédulité.

Voilà ce qui pouvait se passer quand deux invincibles se querellaient. Le chat en céramique était en milles morceaux. »

De Lina Carmen.

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Les invincibles : chapitre 9, Première intervention.

  Venez lire le témoignage de Mederick Polakowsky, le président de la guilde des Invincibles, ces humains ordinaires doués de pouvoirs de super héros. Rien ne les atteint ! Il sont invincibles… Mais ce n’est pas toujours simple d’être un héros… (pour lire les huit autres chapitres, se reporter à « Pages » en haut ou dans la colonne de droite.)

« Nous étions déjà quatre membres de la Guilde. Il était temps de passer à l’action. Je m’étais procuré une radio spécial afin de capter les fréquences de la police. Lors de notre premier soir, nous étions tous les trois dans la voiture, attendant un événement pour agir. Bien entendu, Lyly n’avait pas voulu venir. Je la voyais presque chaque jour mais elle était toujours obnubilée par ses suicides. Nous attendions depuis quelques heures déjà quand les ondes ont annoncé un cambriolage quelques rues plus loin.

« - Allons-y, c’est notre chance ! ai-je crié, enthousiaste. »

Quand nous sommes arrivés, c’est un vieillard qui nous a ouvert :

« - Vous êtes de la police ?

  • - Heu… nous venons pour le cambriolage! C’est arrivé quand? ai-je demandé.

  • - J’étais dans mon lit quand j’ai entendu du bruit. J’ai peut-être quelques difficultés à mâcher mes aliments mais j’entends très bien! Le temps que je me lève et le cambrioleur s’était envolé avec mon portefeuille! Il a fracturé cette fenêtre.»

Je me suis approché de l’ouverture afin de jeter un œil.

« - Nous pouvons encore le rattraper. Allez les gars, on y va ! »

Tatouille était juste derrière moi mais Hercule avait disparu.

« - Où est Hercule ?

  • - Ah ben, je sais pas, il était juste là… a commenté ce rêveur de Tatouille.

  • - HERCULE!!!!

  • - Oui! J’arrive!

  • - En route, on vous ramène votre portefeuille monsieur!»

J’ai sauté par la fenêtre dans le but de prendre le même chemin que le voleur. Derrière moi, Tatouille a tenté de m’imiter :

« - Aïe ! Ouille !!! s’est-il exclamé en s’affalant par terre.

  • - Tout va bien? lui ai-je demandé.

  • - Oui…je crois.»

On a alors entendu une sirène. Les vrais policiers arrivaient. Il était temps que nous partions !

Je me suis imaginé que j’étais le criminel afin de deviner ce qu’il avait fait. Mes deux collègues sur les talons, je me suis faufilé dans les endroits les plus sombres en suivant le parcours le plus court. Bien entendu, nous avons dû ramasser Tatouille plus d’une fois.

« - Mais quelle idée de mettre des jardins si dangereux dans le coin !!! » s’est-il plaint.

Nous avons erré un long moment dans le quartier, mais pas de traces du cambrioleur… Déçu, j’ai proposé à mes compagnons de rentrer chez moi afin de faire le point.

« - Bonne idée ! s’est écrié Tatouille. Je suis épuisé et regarde, ma peau est écorchée avec toute cette végétation.

  • - Mais enfin! Arrête de te plaindre, tu es un invincible! Tu n’as rien du tout.»

Sceptique, il a examiné ses bras :

« - Ah ouai, c’est vrai. »

Il était deux heures du matin. J’ai proposé à mes amis un peu de café pour rester éveillé. Quand je suis revenu dans le salon, Tatouille s’était endormi et Hercule observait avec attention un objet qu’il tenait dans ses mains.

« - Qu’est-ce que c’est ? » lui ai-je demandé.

Captivé, il ne m’a même pas répondu. Je me suis approché pour mieux discerner ce qu’il conservait entre ses doigts. J’ai alors compris que demain matin, un vieillard ne pourrait pas manger ses tartines. Hercule avait subtilisé un dentier. Certainement le premier d’une longue collection… »

Propos recueillis par la prestigieuse journaliste, Lina Carmen.

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