Les Invincibles : chapitre 009, Première intervention.

 Nous étions déjà quatre membres de la Guilde. Il était temps de passer à l’action. Je m’étais procuré une radio spécial afin de capter les fréquences de la police. Lors de notre premier soir, nous étions tous les trois dans la voiture, attendant un événement pour agir. Bien entendu, Lyly n’avait pas voulu venir. Je la voyais presque chaque jour mais elle était toujours obnubilée par ses suicides. Nous attendions depuis quelques heures déjà quand les ondes ont annoncé un cambriolage quelques rues plus loin.

« - Allons-y, c’est notre chance ! ai-je crié, enthousiaste. »

Quand nous sommes arrivés, c’est un vieillard qui nous a ouvert :

« - Vous êtes de la police ?

  • - Heu… nous venons pour le cambriolage! C’est arrivé quand? ai-je demandé.

  • - J’étais dans mon lit quand j’ai entendu du bruit. J’ai peut-être quelques difficultés à mâcher mes aliments mais j’entends très bien! Le temps que je me lève et le cambrioleur s’était envolé avec mon portefeuille! Il a fracturé cette fenêtre.»

Je me suis approché de l’ouverture afin de jeter un œil.

« - Nous pouvons encore le rattraper. Allez les gars, on y va ! »

Tatouille était juste derrière moi mais Hercule avait disparu.

« - Où est Hercule ?

  • - Ah ben, je sais pas, il était juste là… a commenté ce rêveur de Tatouille.

  • - HERCULE!!!!

  • - Oui! J’arrive!

  • - En route, on vous ramène votre portefeuille monsieur!»

J’ai sauté par la fenêtre dans le but de prendre le même chemin que le voleur. Derrière moi, Tatouille a tenté de m’imiter :

« - Aïe ! Ouille !!! s’est-il exclamé en s’affalant par terre.

  • - Tout va bien? lui ai-je demandé.

  • - Oui…je crois.»

On a alors entendu une sirène. Les vrais policiers arrivaient. Il était temps que nous partions !

Je me suis imaginé que j’étais le criminel afin de deviner ce qu’il avait fait. Mes deux collègues sur les talons, je me suis faufilé dans les endroits les plus sombres en suivant le parcours le plus court. Bien entendu, nous avons dû ramasser Tatouille plus d’une fois.

« - Mais quelle idée de mettre des jardins si dangereux dans le coin !!! » s’est-il plaint.

Nous avons erré un long moment dans le quartier, mais pas de traces du cambrioleur… Déçu, j’ai proposé à mes compagnons de rentrer chez moi afin de faire le point.

« - Bonne idée ! s’est écrié Tatouille. Je suis épuisé et regarde, ma peau est écorchée avec toute cette végétation.

  • - Mais enfin! Arrête de te plaindre, tu es un invincible! Tu n’as rien du tout.»

Sceptique, il a examiné ses bras :

« - Ah ouai, c’est vrai. »

Il était deux heures du matin. J’ai proposé à mes amis un peu de café pour rester éveillé. Quand je suis revenu dans le salon, Tatouille s’était endormi et Hercule observait avec attention un objet qu’il tenait dans ses mains.

« - Qu’est-ce que c’est ? » lui ai-je demandé.

Captivé, il ne m’a même pas répondu. Je me suis approché pour mieux discerner ce qu’il conservait entre ses doigts. J’ai alors compris que demain matin, un vieillard ne pourrait pas manger ses tartines. Hercule avait subtilisé un dentier. Certainement le premier d’une longue collection…



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