Une compagnie peu ordinaire

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Mathilde avait réussi à s’éclipser à l’extérieur. La luminosité du soleil lui aveugla les yeux après la pénombre du dortoir. Elle regarda autour d’elle et aperçut l’immense baobab qui étalait ses branchages feuillus telle une immense ombrelle.

 

(suite…)



Les coquelicots

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Au pays des coquelicots

Au pays des coquelicots,

Je vous trouve sous mes pas,

A chaque pas, j’ose…

Oui, vous ramasser là.

Au pays des coquelicots,

Les fleurs n’ont pas de prix,

Bientôt ils auront disparus… trop chaud

Pour eux ; ils retomberont dans l’oubli.

Au pays des coquelicots,

Il fait bon vivre sous le soleil,

Avant de se cacher sous les rideaux

Pour éviter la lune qui veille.

Au pays des coquelicots,

Il fait bon retrouver sa famille,

Savourer petits bonheurs à gogo

En oubliant toutes les peccadilles.

De Monique, visitez son blog en cliquant ici.



Venez sur le forum de Sandra !

Sandra Sbaizero, une auteure talentueuse, a lancé un nouveau forum fort sympathique. Venez nombreux !

Discussion en vrac.

On s’y retrouvera,

A bientôt !

Lina



Peinture gouache noir et blanc

Afin d’apprendre le dessin, et particulièrement les ombres, j’ai tenté une peinture noir et blanc à la gouache, sur un carton. N’ayant pas de professeur, je tâtonne. Je me suis appliquée pour les ombres et j’en ai oublié de faire attention aux proportions. Résultat, la bouche n’est pas jolie, tout le côté droit est un peu trop petit. Mais je suis heureuse d’avoir tenté le coup car je commence à comprendre comment manipuler la gouache ! Encore quelques efforts et bientôt je pourrais illustrer mes histoires !

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Prudence est mère de sûreté

  Une exaltation  infantile tambourinait dans ma poitrine, ce jour où, pour la première fois, un camarade de classe m’invita chez lui. Moi, le « bouffon binoclar » qui débarquait de la banlieue huppée, j’avais enfin l’insigne privilège de déposer mes pieds dans l’antre du Roi du « biz », le grand Abdel, le businessman par excellence de l’école élémentaire.

Malheureusement, son domicile se nichait au beau milieu d’un labyrinthe bétonné qui répondait au doux nom : « les Arlequins ».

En effet, cet enchevêtrement d’entrées d’immeubles, d’escaliers, de coursives et de couloirs était bariolé de couleurs vives qui rappelaient le costume pittoresque du personnage de la comédie italienne.

Mon incompréhension des quelques chiffres que mon ami avait griffonné, augmentait à chaque galerie que je découvrais. Très vite, je fus dans l’obligation de demander mon chemin. J’optais pour un grand black à l’allure décontractée.

« - Excusez-moi, demandais-je en me raclant la gorge, intimidé, je cherche cette adresse, ajoutais-je en tendant le papier.

  • - Ouaille le môme! T’es pommé? Attends voir.»

Il m’arracha le papier des mains et entama une contemplation scrupuleuse des notes de mon camarade.

« - Ouaille ! interjeta t-il de nouveau, c’est Momo qu’tu veux viser ?

  • - Heu…et bien… balbutiais-je, hésitant, je viens rendre visite à mon copain Abdel.

  • - T’es pote avec le p’tit frangin! Trop d’la balle! J’ai un truc à abouler à Momo, le frangin d’ ton pote. Tiens, vla l’paquet, me dit-il en me tendant un petit colis emballé dans un sac plastique Lidl et scotché de toutes parts. J’te dis comment t’y vas si tu lui checkes mon taff. Ok?

  • - Ok… vous connaissez le chemin?

  • - Si j’connais! C’est mon bled! C’est fastoche, tu prends la galerie bleu, au bout la jaune, tu longes les entrées jusqu’à la

  • 120ème, tu prends l’ascenseur jusqu’au 5ème étage, à gauche

  • tu prends la coursive G, tu vas arriver à un autre ascenseur,

  • tu descends au 3ème, et là, t’arrives à la coursive D. T’as plus

  • qu’à trouver l’apart 27. L’ascenseur du D y’é en rade.

  • T’es obligé d’passer par le G. Mais t’inquiètes, c’est l’plus court.

  • - Heu… galerie jaune, entrée 120, 5ème étage, coursive G, le 3ème, coursive D… répétais-je en marchant.

  • - He! Oublie pas l’paquet pour Momo! s’écria mon bienfaiteur.

  • - Oui… entrée 5, 120ème étage…heu coursive B…»

Bien entendu, ces explications alambiquées m’ont vite perdu. Au bout d’une demi-heure, j’ai décidé de demander de nouveau mon chemin à un agent de l’ordre. Deux policiers patrouillaient en voiture.

« - Excusez-moi messieurs les policiers. Je me suis perdu, je voudrais me rendre chez mon ami Abdel. Voici l’adresse. »

Le conducteur prit le bout de papier que je lui tendais tandis que le second m’examinait des pieds à la tête.

« - Mais c’est en plein milieu de la cité ! Ce n’est pas un endroit où se balader petit, me dit-il en lisant l’adresse.

  • - Qu’est-ce que tu as dans ce paquet? me demanda son assistant avec méfiance.

  • - Heu… je ne sais pas, c’est un colis pour Momo, le grand frère de mon ami.

  • - Je peux voir?»

Je n’ai pas immédiatement compris pourquoi leurs visages ont blêmi à la vue des quelques tablettes brunes que contenait le sac, ni pourquoi ils se sont empressés de m’embarquer comme un criminel. Bien plus tard, lors de mon interrogatoire au commissariat, j’ai réalisé que ce n’était pas des tablettes de chocolat, comme je l’avais cru. Je me suis alors rappelé ce proverbe que formulait mon grand-père : « Prudence est mère de sûreté ».

De Lina Carmen



Photo-montage de Ruud Van Empel

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Les Invincibles, chapitre 13, Nouveau gang à (…)

Pour lire le résumé, cliquez ici.

Pour lire le chapitre précédent, cliquez ici

  »Dimanche dernier, un nouveau gang peu orthodoxe a sévit dans le quartier (…), une zone considérée comme très chaude.

En effet, cinq individus, habillés de noir mais portant des masques incongrus et bariolés ont déambulé dans les rues, s’adressant aux jeunes du quartier.

Leur faciès de clowns a très vite déclenché l’hilarité de leurs auditeurs, des adolescents pour la plupart ayant l’habitude de vivre de petites « combines ». Très vite, la tension est montée entre les deux groupes. Des insultes ont fusé de la part des jeunes du quartier. L’un des masqué, une femme de forte corpulence au visage vénitien, a tenté de les raisonner, en vain.

En quelques minutes, la troupe des voyous du coin a triplé, des renforts arrivant de toute part. Une trentaine d’individus a menacé les cinq intrus de ces quelques propos : « Ouaille, bouffon ! Tu veux t’fritter ? Zyva, j’vais t’exploser la cheutron ! », traduction oblige pour nos concitoyens ignorant les us et coutumes de la cité : « Pauvre idiot, tu veux te battre ? Vas-y, je vais te casser la figure ! ».

Malgré cette invective, les clowns n’ont pas bronché, expliquant calmement que dorénavant, ils seraient présents régulièrement dans le quartier afin de faire régner l’ordre, qu’ils étaient prêts à remettre à la police tous les criminels.

Le moment fatidique est arrivé au moment où une bouteille vide s’est fracassée sur la tête de celui qui portait le masque de l’auguste. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’a pas semblé  blessé mais a  chuté maladroitement sur un morceau de verre et s’est étalé aux pieds de ses compagnons. Plusieurs projectiles se sont abattus sur les cinq inconscients qui n’ont pas bougé d’un pouce. Les bras croisés, ils ont  attendu que la salve passe, insensibles aux coups qui pleuvaient.

Au bout de quelques secondes qui auraient dû suffire à les terrasser ou à les faire fuir, les agresseurs ont remarqué leur attitude figée. Une peur confuse a parcouru la foule, immobilisant leurs faits et gestes. Seul l’un d’entre eux, plus courageux (ou plus fou, à vous d’en juger), s’est précipité vers le clown blanc pour lui asséner un coup de poing dans les côtes,  qui n’eut comme seul effet d’obliger l’agressé à repousser son assaillant, le projetant violemment contre ses compagnons apeurés.

Tétanisée par ces nouveaux ennemis, la foule s’est vite dispersée, laissant le nouveau gang faire régner la loi.

Milles questions me brûlent les lèvres mais une seule mérite une réponse imminente : qui sont-ils ? Des supers-héros invulnérables ?

Seul l’avenir nous le dira. »

De Lina Carmen, article que j’ai écrit à l’époque.



Insolite 7

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Des mots, des phrases, de la poésie

« La parole de la Siffreine ne venait pas des choses écrites, mais d’autres paroles entendues dans son enfance, et transmises de génération en génération. Elle possédait des vergers, des jardins et des potagers de mots et d’images qu’elle offrait parfumés et savoureux comme fleurs et fruits, unis en dictions rustiques, en proverbes et sentences populaires, en fêtes de la pensée ramassée au creux des chemins. »

Robert Sabatier, « Les enfants de l’été ».

Connaissez-vous des expressions ou des phrases qui correspondraient à cette description ?

Par exemple : « Le chasse-rosée va taper aujourd’hui »

« Ce vin est si gai qu’il chante dans mon verre. »

Poétes à vos plumes !

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Le ‘zine de la communauté Autre Mondes.

Comme vous le savez certainement, je gère également un blog de SF avec over-blog. Grâce à ce blog, je fais partie de la communauté Autres Mondes. Les blogeurs, sur le forum, sont vraiment sympathiques.

A chaque saison, il y a un concours de textes et illustrations sur un thème. L’automne dernier, le thème était : « Royaume en ruine ». J’ai écrit un texte sur ce sujet et j’en ai fait l’illustration, enfin je m’y suis risqué, car le résultat est très enfantin.

Pour lire ma participation, cliquez ICI

Pour « admirer » mon illustration, cliquez ICI

Et bien je suis contente car mon texte a eu la cinquième place ex aequo avec d’autres ! C’est pas mal, je suis contente.

Maintenant, je vous encourage à jeter un oeil sur le ‘zine, il y a des choses à voir, notamment de belles illustrations et des artistes à découvrir ! Cliquez sur l’image et vous serez redirigé vers le ‘zine.

Bonne lecture les amis !

Lina Carmen

 

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